A154 : comité de suivi du 28 mai

Jeudi 28 mai 2026 avait lieu le premier comité de suivi du projet A154-A120. Étaient notamment représentés les « grands élus », comme les maires de Chartres (Ladislas Vergne), de Lèves (Rémi Martial), le président du conseil départemental (Christophe Le Dorven), le délégué à la mission autoroute du conseil départemental (Jacques Lemare), tous soutiens unanimes du projet. Dans l’assistance, il y avait aussi des opposants ou des sceptiques : le maire de Gasville-Oisème , celui de Saint-Lubin-des-Joncherets, de Prunay-le-Gillon et de Fresnay‑l’Évêque, le député PS de l’Eure, Philippe Brun était également présent. Les sénateurs et députés euréliens brillaient par leur absence.

Une quarantaine de manifestants opposés au projet s’étaient rassemblés avec de nombreuses pancartes devant la préfecture. 

À la sortie du comité de suivi, qui a duré deux heures trente Magalie Dupond, co-porte parole de la Confédération Paysanne, Caroline Duvelle, du collectif  Non A154-A120, Tatiana Tirloy, nouvelle présidente de la FEEL, qui ont mené la contradiction en séance, ne cachaient pas leur colère et énuméraient leurs griefs contre ce projet :      
Contrairement à ce qu’ont affirmé MM. Vergne et Martial tous les maires n’attendent pas avec impatience la mise en service de l’autoroute , au contraire, beaucoup sont inquiets du report de trafic vers leurs communes.
Jacques Lemare, a prétendu que ce projet est nécessaire pour relier les ports de Rouen et du Havre, ce qui est faux, et il le savait depuis l’abandon de l’A133-A134 (contournement de Rouen).
Les présidents de la SAFER (François Jeannot) et de la Chambre d’agriculture (Yohann SERREAU), également pro-autoroute, abandonnent plus de 600 hectares agricoles ; qu’ils ne viennent pas se plaindre demain si d’autres projets concernent des terres agricoles. Leur argument principal : le transport céréalier par camions, alors que la production ne va pas augmenter, donc le volume de céréales sera plus ou moins constant. Par ailleurs, le fret ferroviaire est le mode de transport qui répond aux préoccupations premières que sont le coût, l’impact sur le climat et la disponibilité face aux blocages potentiels des hydrocarbures.
Le financement reposerait uniquement sur les péages (les sections Nonancourt-Acquignyet Houdan-Dreux resteraient gratuites), ce qui est impossible : sans une subvention à la construction et au fonctionnement, le projet exigerait une tarification très élevée ; en ce cas, les camions et véhicules passeront ailleurs, dans nos bourgs.

Cette réunion avait-elle pour seul objectif de réaffirmer ce projet en attendant les clarifications tarifaires, et l’alliance des « grands élus » — le maire de Chartres oubliant ses critiques, il est vrai que les prochaines élections (sénatoriales en septembre, législatives en juin 2027) nécessitent de grandes manœuvres politiciennes.

Face à l’État, manipulé par Vinci, et aux pro-autoroutes locaux qui nient le changement climatique, la mobilisation devra prendre de l’ampleur sur le terrain et dans les urnes.
La liste pour les sénatoriales, écologie des territoires, s’oppose résolument à ce projet du siècle passé et portera :

  • L’abandon de ce projet au profit de la réouverture de la ligne de train Orléans – Chartres – Dreux.
  • La mise en place d’un port sec en Eure-et-Loir pour les marchandises, dont les céréales.
  • La mise en place d’un plan de déplacement des marchandises pour réguler le flux de camions qui envahit notre territoire.