Edito du 5 mars 2026
Municipales, une machine à démotiver les électeurs
75 % des communes en Eure-et-Loir n’auront qu’une seule liste aux municipales. À l’issue de plusieurs réformes (scrutin de liste pour les petites communes, interdiction du panachage, parité), le résultat est sans appel : dans 75 % des communes d’Eure-et-Loir (c’est pareil dans le reste du pays), les citoyens n’ont plus le choix de leurs élus. Ils peuvent s’abstenir ou voter nul. Il suffit de déposer une liste en préfecture pour y être sûr d’être élu, on pourrait se passer de la journée électorale, puisqu’on connaît le résultat.
On ne s’étonnera pas du fossé qui se creuse entre les citoyens et les élus. Puisque les électeurs ne peuvent influencer le résultat final, pourquoi aller voter ? Il y a au final un déni de démocratie, résultat d’un empilement de réformes, toutes formulées avec une bonne intention mais sans réfléchir aux conséquences.
Bien sûr, dans 25 % des communes, il y aura un choix à faire avec deux ou plusieurs listes. Là au moins les citoyens ont leur mot à dire.
Deux réformes simples s’imposent :
- Avoir la possibilité de déposer une liste incomplète (mais paritaire) pour permettre un choix aux électeurs et redynamiser la campagne.
- Réintroduire la possibilité de panachage en dessous d’un seuil à définir.
Il faut savoir revenir en arrière quand une série de réformes aboutit à un résultat négatif. C’est aussi vrai dans d’autres domaines politiques, nous en reparlerons.
Edito du 9 février 2026
Pour 7 ans !
Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars prochains. Les équipes élues auront à gérer leurs communes pendant… 7 ans. En effet, les prochaines élections municiaples auront lieu en 2033, la tradition voulant qu'il n'y ait pas d'élections municipales l'année d'une présidentielle, ce qui sera le cas en 2033.
Edito du 5 janvier 2026
2025, une année pas très réjouissante
L’année 2025 a été une mauvaise année tant pour le climat que pour la planète. De nombreux reculs face à la nécessité de lutter contre le dérèglement climatique ont été enregistrés, sous la pression des gouvernements climato-sceptiques (USA et Russie en tête) et des états pétroliers. Il est à craindre que cela continue en 2026, mais d’un autre côté la transition vers les ENR s 'accélère, la déforestation diminue. Néanmoins le bilan global est mauvais.

En ce début d’année 2026, nous souhaitons vous adresser nos vœux avec une attention toute particulière et une sincère bienveillance. L’année écoulée nous a profondément marqués, entre les bouleversements climatiques qui nous rappellent combien le vivant est précieux et fragile, et les épreuves humaines qui ont touché certains d’entre nous, que ce soit à travers les victimes directes de ces dérèglements ou la maladie et la disparition de proches. Leur mémoire nous accompagne et nous souhaitons l’honorer avec respect et gratitude. Elle nous rappelle aussi notre responsabilité collective : prendre soin de notre planète, pour les générations futures, mais aussi pour celles et ceux qui vivent ici et maintenant.
édito du 10 novembre 2025
Le budget 2026 : un exercice crucial pour l’avenir de la France
En ce moment même, à l’Assemblée Nationale, les débats font rage autour du budget 2026. Celui de l’État, mais aussi celui de la Sécurité Sociale, sont en cours d’examen et d’ajustement. Chaque année, ce processus budgétaire est l’occasion de confronter des visions, des propositions et des priorités. Certaines sont réalistes, d’autres moins. Mais une chose est sûre : la rigueur et la clarté doivent primer sur les promesses électorales ou les annonces improvisées.