Mieux vaut prévenir que guérir
édito du 21 juillet 2026
Les Français ont remis l’environnement en tête de leurs préoccupations, avec le pouvoir d’achat, la santé et le système social et la sécurité. Cette évolution est, sans nul doute, l’une des traces laissées par la canicule. Celle-ci a profondément marqué le territoire français ces dernières semaines. La hausse de la mortalité, des logements devenus irrespirables, des hôpitaux en tension ou encore des écoles surchauffées… Le quotidien des habitants de notre pays a été bouleversé par la hausse des températures et les Français ont pris conscience de l’inéluctabilité du dérèglement climatique, et de la nécessité de le combattre et de s’y adapter.
Une préparation négligée
Il est clair que notre pays n’est pas prêt à affronter le dérèglement climatique ; les gouvernements successifs ont négligé ce dossier. Les députés et sénateurs ont démontré, une fois de plus, leur incompétence et leur irresponsabilité en trouvant le moyen, en pleine canicule, de confier les réserves d’eau aux syndicats extrémistes agricoles et en réintroduisant deux pesticides, au grand dam de la ministre de l’Écologie qui en tire les conséquences.
Les incendies de plus en plus impressionnants (y compris près de chez nous, en Eure-et-Loir et à Fontainebleau) font pendant aux inondations de 2024. Les pompiers font ce qu’ils peuvent, remercions-les pour leur engagement, mais le manque de moyens apparaît clairement : ce sont des investissements prioritaires à prévoir pour les SDIS.
Lors de l’entre-deux-tours des présidentielles de 2022, Emmanuel Macron a promis de faire de ce quinquennat un quinquennat écologique et de léguer un monde vivable. C’est une belle promesse à la Chirac : elle n’a engagé que ceux qui y ont cru.
Les lois physiques sont irréfutables
Le dérèglement climatique est prédit, connu et mesuré depuis longtemps. Il est la conséquence de lois physiques reconnues (la thermodynamique). Ceux qui les nient (les mêmes que ceux qui croient que la Terre est plate ?) sont des hurluberlus ; malheureusement, ils peuvent avoir des postes importants (y compris la présidence du plus important État de la planète) où ils empêchent la nécessaire transition écologique.
Les mesures à prendre ont été validées par des milliers de scientifiques et d’experts de toute la planète (le GIEC de l’ONU). Les mettre en œuvre est de la responsabilité des politiques, mais aussi des citoyens qui les élisent. Si ces derniers continuent à nommer des climatosceptiques, des arrivistes préoccupés par leur carrière qui se moque de l’avenir de nos descendants, il ne faut pas s’étonner des événements de plus en plus violents que nous subissons.
Mieux vaut prévenir que guérir. Ce proverbe dit exactement ce que nous devons faire : prévenir maintenant et se préparer au pire pour l’éviter. Pour cela, il faut des élus motivés, compétents, qui placent l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers.
Édito du 22 juin 2026
La deuxième troisième canicule (modification du 8 juillet)
Le deuxième troisième épisode caniculaire de la saison, après celui du printemps, celui à cheval sur le début de l’été, et maintenant (8 juillet) s’annonce particulièrement intense et durable. Cartes rouge vif à la télévision, reportages sur les élèves en souffrance dans les écoles passoires thermiques, débats sur la climatisation… Des centaines d’établissements scolaires fermés, des chantiers interrompus, des agriculteurs dépassés : les conséquences du dérèglement climatique sont chaque jour plus visibles et plus graves.
Édito du 27 mai 2026
La canicule, une piqûre de rappel face à notre découragement
La canicule de fin mai rappelle, s’il en était nécessaire, que la lutte contre le dérèglement climatique est une nécessité absolue tant pour nous que pour les générations futures. C’est pour n’avoir pas pris en compte cette réalité, pourtant démontrée par les scientifiques, que nous subissons des crises de plus en plus importantes qui vont en s’accélérant. Une tempête succède à une canicule, des inondations à une vague de sécheresse, et le cycle continue de plus en plus rapide.
Edito du 23 avril 2026
La bêtise des ennemis de l'écologie
La crise des carburants, la variabilité des prix et les sommets atteints ponctuellement sont la conséquence du tout énergie carboné qui a mis d’abord notre pays, et l’Europe, sous domination russe pour le gaz (dont on a réussi à s’extraire) et sous celle de l’Iran, et des monarchies du Golfe, pour les carburants. Notre souveraineté énergétique est à mal : nous sommes dépendants faute d’avoir accéléré la transition écologique vers une énergie décarbonée.
Edito du 29 mars 2026
Le changement en Eure-et-Loir
Les municipales ont considérablement changé le paysage politique dans quelques villes. À Dreux, c’est le retour de la vieille droite, à Chartres, c’est l’arrivée d’un jeune maire qui symbolise la mutation de la ville, à Châteaudun, c’est aussi la fin d’une époque.