Agir ensemble, maintenant
édito du 21 août 2026
L’actualité depuis le mois de mai est marquée par des épisodes de canicule meurtriers, des incendies dévastateurs et de lourdes difficultés économiques qui touchent directement l’agriculture, le tourisme, les travaux publics et de nombreux territoires. Les conséquences humaines et économiques du dérèglement climatique sont désormais visibles de tous.
Face à cette réalité, nous devons regarder les choses en face et surtout agir. Les choix politiques que nous faisons aujourd’hui ont des conséquences très concrètes sur notre quotidien, notre économie et nos finances publiques. Lorsque les crises climatiques se multiplient, ce sont finalement les citoyens et les contribuables qui en supportent une grande partie du coût.
Derrière la dégradation de notre environnement, il y a surtout un enjeu essentiel : notre santé. La pollution de l’air, de l’eau et des sols, tout comme les épisodes de chaleur extrême, favorisent des maladies et provoquent des décès qui touchent toutes les catégories de la population. Face à ces risques, il n’y a pas de victimes de droite ou de gauche : il y a des femmes, des hommes, des enfants et des familles qui attendent de l’action publique qu’elle les protège.
C’est pourquoi nous devons sortir de la polarisation politique qui enferme trop souvent l’écologie dans des affrontements partisans. La protection de notre environnement, la santé publique, la sécurité de nos territoires et l’avenir de nos enfants devraient être des priorités partagées par tous les courants politiques.
Tout le monde devrait pouvoir être pour l’environnement, parce que tout le monde a quelque chose à protéger.
Notre défi majeur est maintenant de transformer cette prise de conscience en décisions politiques concrètes, loin des postures partisanes. Nous avons besoin d’élus capables de se retrouver sur l’essentiel : stopper le dérèglement climatique, protéger les populations, adapter notre agriculture et notre économie, préparer nos écoles et nos hôpitaux, accompagner nos communes et rendre nos territoires plus résilients.
Ce n’est pas impossible. Les solutions existent. Ce qui manque parfois, c’est la volonté de les mettre en œuvre avec constance et courage.
L’écologie peut être un formidable projet collectif : protéger notre santé, préparer notre avenir, renforcer notre économie et transmettre à nos enfants un environnement dans lequel ils pourront vivre pleinement.
Pour y parvenir, nous devons placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers et des pressions de tous les lobbys. L’urgence climatique mérite mieux que des clivages : elle exige du courage, de la responsabilité et surtout la capacité à agir ensemble.
Nous espérons que les nouveaux sénateurs, élus fin septembre, serons capable d'agir ainsi.